Les Méditations ! !
La repentance, une saveur de liberté ! |
| Poster par Administrateur (admin) le 18-06-2008 a 11:27 |
La repentance, une saveur de liberté !
"Produisez donc du fruit digne de la repentance," Matthieu 3:8
Bien involontairement, je me suis rendu compte que, suite à la méditation sur la réconciliation, il y a une belle suite logique dans les semaines suivantes. Nous sommes passés d'abord par la compassion, le pardon, et cette semaine la repentance.
Certaines personnes croient, à tort, que la repentance est une formule magique, facile à utiliser, qui permet de retourner dans le péché comme bon leur semble, au gré de leurs fantaisies, au rythme de leurs compulsions. L'avertissement que Jean le baptiste sert aux pharisiens, est aussi valable pour nous les chrétiens. Être sauvé, n'est pas un laissez-passer pour s'envoyer en l'air comme bon nous semble, revenir se faire pardonner et repartir par la suite, pour ne donner que cet exemple. Les pharisiens croyaient que le fait d'avoir Abraham comme Père, leur donnait une sorte "d'immunité diplomatique" face à Dieu.
Regardons maintenant le mot "repentance". Dans les deux formes du grec, pour lesquelles le mot est utilisé, nous avons, dans un premier temps, les définitions suivantes : "changement de mentalité, d'intention, d'avis. Tristesse qu'on éprouve de ses péchés, et la douleur d'avoir offensé Dieu" et, dans un deuxième temps : "changer son esprit, se repentir, changer d'avis, regretter,changer son esprit pour mieux, s'amender de bon coeur avec une aversion extrême pour ses péchés passés." Avez-vous remarqué, dans les deux définitions, comme il y a peu de place, pour le compromis, le "deal" (en français courant). Comme je le soulignais la semaine dernière, c'est Dieu qui demeure le mieux placé pour évaluer la sincérité d'une personne repentante. Pour nous, c'est difficile. Par contre, les fruits, qu'une personne porte, parlent d'eux-mêmes. (Actes 26:20) C'est ce à quoi Jean nous invite d'une façon, pour le moins, impérative, même si, au risque de me répéter, il s'adresse ici aux pharisiens. Comment ne pourrais-je me sentir concerné ?... Il m'arrive encore d'être "religieux" à mes heures, malheureusement. Le problème avec la repentance à répétition est fort simple: à force de se repentir, de rechuter, de se relever etc., toujours avec le même problème, c'est notre crédibilité pour nos proches, nos frères et sœurs, qui en prend pour son rhume. "Une bonne réputation vaut mieux que le bon parfum" Ecclésiaste 7:1.
Comme serviteurs et imitateurs de Christ, nous avons de grandes responsabilités selon sa Parole, en effet Paul nous dit :"Or, il ne faut pas qu'un serviteur du Seigneur ait des querelles; il doit, au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doué de patience; il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l'espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité," 2 Timothée 2 : 24-25. Inutile de vous rappeler que "les adversaires" sont parfois des gens qui ont la même foi que nous, et qui sont aussi très proches de nous et pas nécessairement des inconvertis. Quoi qu'il en soit, la repentance nous conduit à la connaissance de la vérité, selon ce passage. Au verset suivant (26), il y a une réalité qui est fort bien soulignée : "et que, revenus à leur bon sens, ils se dégageront des pièges du diable, qui s'est emparé d'eux pour les soumettre à sa volonté." Moi je me sens concerné car il m'arrive encore, trop souvent à mon goût, de me faire piéger. Le problème n'est pas tellement de se repentir, que d'être bien au fait que pour demeurer dans cet esprit, il faut de la persévérance dans la prière, ainsi qu'un soutien fraternel. Ça prend les deux impérativement. Il faut aussi savoir crier à l'aide quand le besoin se fait sentir. Ça fait également partie de la bonne réputation dont il est question un peu plus haut. La repentance, pour Dieu, est une forme d'engagement envers Lui, avant quiconque, c'est très sérieux. Quand Jésus a dit à la femme adultère : "Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a-t-il condamnée? Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus." Jean 8: 10-11. Essayons d'imaginer le regard plein d'amour et de compassion de Jésus à cet instant précis. Le "Non, Seigneur" de la femme est fort éloquent, tout comme le : "va, et ne pèche plus" du Christ. Ce passage, m'aide beaucoup à comprendre l'aspect libérateur de la repentance, la femme est certainement partie sans laisser la moindre trace de pas sur le sol, tellement elle devait se sentir légère. Cette liberté nous est tous accessible. Nous l’avons dans l’Esprit qui nous habite. C'est ma conviction et la vôtre j'espère.
"Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance."
2 Pierre 3:9
Bonne méditation !
Guy Vandal